Tout commence à l’âge de 11 ans quand je rencontre le skateboard : cette planche de bois qui devient rapidement essentielle à ma vie. Je découvre une discipline sportive et artistique qui laisse libre court au corps de s’exprimer. Les années défilent, les blessures sont nombreuses, ça fait partie du jeu. Un jour c’est la blessure de trop, le médecin est clair : la prochaine fois je ne pourrai plus marcher ! Je ressens un mélange entre déception, colère et tristesse. Je dois entamer un processus de deuil. Je ne peux plus skater, que puis-je faire ?

Après plusieurs mois de convalescence je me rends compte que l’atmosphère des rues me manque. C’est parti, je prends mon sac à dos, mon appareil photo et je pars en stop direction Genève. C’est à la gare Cornavin que je me sens le plus inspiré. Je retrouve avec joie l’univers urbain.

Et puis un matin, sans raison particulière j’ai l’envie de m’exprimer sur du papier. J’achète un carnet de croquis, les premiers traits représentent des fleurs dans des pots. J’ai dessiné sans idée précise et sans limites. J’achète mes premiers feutres acryliques et là les pieds naissent sous leurs pointes : j’ai trouvé MON art, né de mon amour pour le skate et la déception de ne plus pouvoir en pratiquer, un endroit où mon cœur s’exprime sans gêne.

Art-micalement

Mickaël CLEBERT